Le Fonds de dotation Roland Garros augmente, en 2022, son soutien aux associations locales du Sénégal

Le président du Fonds de dotation Roland Garros, Jossua Lantelme-Garros, propose une analyse sur l’environnement associatif au Sénégal.

Le fonctionnement de l’environnement associatif et non lucratif au Sénégal

Il s’agit d’un secteur très hétérogène, dans lequel évoluent aussi bien de grandes organisations qui peuvent être internationales, notamment des fondations, que des projets locaux d’envergure assez modeste. Notre choix est de travailler avec ces derniers, dont les actions caritatives reposent bien souvent sur des personnes très engagées, passionnées, mais qui travaillent hors de tout cadre juridique. C’est le secteur informel qui existe également dans le monde professionnel à but lucratif. Les actions réalisées en souffrent pour plusieurs raisons. Tout d’abord, elles ne peuvent que difficilement se développer et se pérenniser eu égard à l’absence de cadre légal. Ensuite, elles ne bénéficient pas de la visibilité qu’elles méritent, ce qui constitue un frein supplémentaire. Enfin, ces lacunes bloquent la logique de partenariat et de mutualisation des compétences. Le plus souvent, le manque d’informations liées à la mise en place d’actions philanthropiques efficaces et les moyens financiers limités empêchent les porteurs de projets de s’établir et de faire connaître leurs initiatives.

Qu’est-ce que le Fonds de dotation Roland Garros réalise concrètement ?

Nous accompagnons les acteurs du milieu associatif dans l’intégralité du cycle de vie de leurs projets. En premier lieu, notre présence sur le terrain et notre proximité avec la société civile nous permettent de diffuser l’information relative aux bonnes pratiques de la vie associative. Dans un deuxième temps, nous recevons les porteurs de projet, afin de les conseiller dans toutes les étapes de leur parcours, de la création d’une personne morale, aux recherches de partenaires financiers, en passant par la réalisation des actes de communication. Nous utilisons notre grande visibilité pour faire connaître ces organisations et leurs mécènes. Concomitamment, nous organisons des rencontres (séminaires et tables rondes…) qui réunissent les acteurs du monde associatif, mais aussi des spécialistes du droit, de la finance et de la communication qui peuvent leur prodiguer les conseils adéquats.

En tenant évidemment compte des réalités intrinsèques inhérentes à chaque pays, nous pouvons relever une certaine similitude entre le fonctionnement de l’environnement associatif et non lucratif sénégalais et celui des autres pays d’Afrique de l’Ouest francophone. Aussi, il est largement possible de s’appuyer sur notre expérience au Sénégal pour développer des initiatives similaires dans les pays voisins ou géographiquement proches (Côte d’Ivoire, Mali, Guinée…), voire en Afrique Centrale.

L’apport des projets du Fonds de dotation Roland Garros

C’est la professionnalisation du secteur associatif, pour permettre l’augmentation des actions philanthropiques, en termes de nombre et d’envergure. Nous animons un réel maillage associatif au plan local et national, qui porte un message d’espoir et d’avenir. En travaillant au plus près de toutes ces personnes d’horizons variés, nous créons des dynamiques de territoires qui bénéficient concrètement aux populations locales en s’inscrivant dans une logique de renforcement de la philanthropie au Sénégal et en Afrique.

Ce qu’il en ressort sociologiquement

En constituant un réseau qui a vocation à s’étendre, nous participons à l’élaboration d’un cadre qui déterminera, à l’avenir, un grand nombre d’actions philanthropiques et génère dès à présent des vocations. Nous favorisons également l’implication financière de nombreux acteurs économiques pour augmenter considérablement le poids du milieu associatif.